« Le château de Saint-Germain-des-Prés » : différence entre les versions

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[[Fichier:Gravure st-germain.png|vignette|370x370px|Dessin du château de Saint-Germain-des-Prés avant son incendie, par Hippolyte Brugière (XIX<sup>e</sup> siècle)]]
L’abbé Hippolyte Brugière (SHAP, fonds Pommarède) indique dans la notice relative à Saint-Germain-des-Prés : « Le château de Saint-Germain n’a rien de remarquable (''c’était avant sa reconstruction''). Il est près de la maison curiale et a été habité par les familles de Garreboeuf et de Lubersac, seigneurs de Saint-Germain. Depuis la Révolution, il a passé en plusieurs mains et appartient aujourd’hui à Mr Henri Dupuy qui représente une famille ancienne dans la commune. »
L’abbé Hippolyte Brugière (SHAP, fonds Pommarède) indique dans la notice relative à Saint-Germain-des-Prés : « Le château de Saint-Germain n’a rien de remarquable (''c’était avant sa reconstruction''). Il est près de la maison curiale et a été habité par les familles de Garreboeuf et de Lubersac, seigneurs de Saint-Germain. Depuis la Révolution, il a passé en plusieurs mains et appartient aujourd’hui à Mr Henri Dupuy qui représente une famille ancienne dans la commune. »


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Les époux Jean du Maine et Marguerite de Galard de Brassac eurent un fils Isaac, marié à Françoise de Lafon de Féneyrols, puis à Marguerite de Durfort. Il n’eut que trois filles.  
Les époux Jean du Maine et Marguerite de Galard de Brassac eurent un fils Isaac, marié à Françoise de Lafon de Féneyrols, puis à Marguerite de Durfort. Il n’eut que trois filles.  
 
[[Fichier:CP st-germain.png|vignette|346x346px|Carte postale du château de Saint-Germain-des-Prés (XX<sup>e</sup> siècle)]]
La branche de Saint-Germain de la famille de Lubersac, titré seigneur de Saint-Germain, résulte du mariage célébré le 22 mars 1711 au château de Masvaleix, paroisse de Chaleix, de Pierre de Lubersac de Savignac (1672-26 septembre 1751), ancien capitaine au régiment de Guyenne, chevalier de Saint-Louis, et d’Isabeau de Gareboeuf, demoiselle de Chaleix et de Saint-Germain (née le 22 juin 1686), fille de Jean François, seigneur de Chaleix, et de Antoinette de Malet de La Jorie.
La branche de Saint-Germain de la famille de Lubersac, titré seigneur de Saint-Germain, résulte du mariage célébré le 22 mars 1711 au château de Masvaleix, paroisse de Chaleix, de Pierre de Lubersac de Savignac (1672-26 septembre 1751), ancien capitaine au régiment de Guyenne, chevalier de Saint-Louis, et d’Isabeau de Gareboeuf, demoiselle de Chaleix et de Saint-Germain (née le 22 juin 1686), fille de Jean François, seigneur de Chaleix, et de Antoinette de Malet de La Jorie.


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Le fils des derniers époux, Adrien de Lubersac, né le 29 avril 1765, écuyer, seigneur de Saint-Germain, est mort au château de La Boissière, le 1<sup>er</sup> avril 1865. Il avait été admis à l’Ecole royale militaire de La Flèche, était devenu officier de marine puis conseiller de préfecture ; il avait épousé Mademoiselle La Boissière d’Ans, héritière de château de La Boissière. Ils eurent six enfants.
Le fils des derniers époux, Adrien de Lubersac, né le 29 avril 1765, écuyer, seigneur de Saint-Germain, est mort au château de La Boissière, le 1<sup>er</sup> avril 1865. Il avait été admis à l’Ecole royale militaire de La Flèche, était devenu officier de marine puis conseiller de préfecture ; il avait épousé Mademoiselle La Boissière d’Ans, héritière de château de La Boissière. Ils eurent six enfants.
 
[[Fichier:Chateau saint-germain.png|vignette|336x336px|Photo Père Igor, Wikipédia, Commons]]
A la fin du XIX<sup>e</sup> siècle le propriétaire du château était Henri Dupuy (et non Dujouy), membre d’une famille qui habitait bien avant la Révolution dans cette commune.  
A la fin du XIX<sup>e</sup> siècle le propriétaire du château était Henri Dupuy (et non Dujouy), membre d’une famille qui habitait bien avant la Révolution dans cette commune.  



Dernière version du 29 octobre 2026 à 11:37

Dessin du château de Saint-Germain-des-Prés avant son incendie, par Hippolyte Brugière (XIXe siècle)

L’abbé Hippolyte Brugière (SHAP, fonds Pommarède) indique dans la notice relative à Saint-Germain-des-Prés : « Le château de Saint-Germain n’a rien de remarquable (c’était avant sa reconstruction). Il est près de la maison curiale et a été habité par les familles de Garreboeuf et de Lubersac, seigneurs de Saint-Germain. Depuis la Révolution, il a passé en plusieurs mains et appartient aujourd’hui à Mr Henri Dupuy qui représente une famille ancienne dans la commune. »

Le corps de logis principal et son pavillon ont un étage, de larges et nombreuses fenêtres et des balcons l’agrémentent et ses nombreuses lucarnes de toit sont dans l’esprit de la Renaissance.

Sur le site internet de ce château, il est mentionné : « Certaines parties du château de Saint-Germain-des-Prés, notamment la tour avec son escalier en colimaçon en pierre, datent du XVIe siècle. La partie principale de la maison a été reconstruite en 1900 après un incendie dévastateur. Le château de Saint-Germain-des-Prés est l'ancienne demeure des familles du Maine et Dujouy (sic). Au-dessus de la porte de la tour, on peut voir le « blason » des familles qui ont précédé. En effet, en 1587, un membre de la famille du Maine épousa une de Galard-Brassac, ce qui explique les armes gravées. »

En effet, Jean du Maine, baron du Bourg, fils de Bertrand du Maine, baron du Bourg, et de Jeanne de Fayolles de Mellet, a épousé le 15 mai 1587 Marguerite de Galard de Brassac, fille de Jean de Galard de Béarn, seigneur de Brassac, et de Jacquette de la Roche-Andry, fille de Louis et de Renée de Montberon. Ceci explique les armes gravées au-dessus de la porte de la tour du château de Saint-Germain-des-Prés : « De gueules à une fleur de lys d’or », armes des Maine écartelée de celles des Galard « D’or à trois corneilles de fable, becquées et membrées de gueules ». (Alfred de Froidefond de Boulazac, Armorial de la Noblesse du Périgord, 1891, tome 2, page 9, et Anselme de Sainte-Marie, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale… », 1879). Ces époux sont sans doute à l’initiative de la  construction du château.

Les époux Jean du Maine et Marguerite de Galard de Brassac eurent un fils Isaac, marié à Françoise de Lafon de Féneyrols, puis à Marguerite de Durfort. Il n’eut que trois filles.

Carte postale du château de Saint-Germain-des-Prés (XXe siècle)

La branche de Saint-Germain de la famille de Lubersac, titré seigneur de Saint-Germain, résulte du mariage célébré le 22 mars 1711 au château de Masvaleix, paroisse de Chaleix, de Pierre de Lubersac de Savignac (1672-26 septembre 1751), ancien capitaine au régiment de Guyenne, chevalier de Saint-Louis, et d’Isabeau de Gareboeuf, demoiselle de Chaleix et de Saint-Germain (née le 22 juin 1686), fille de Jean François, seigneur de Chaleix, et de Antoinette de Malet de La Jorie.

L’un de leurs cinq enfants, Jean-François de Lubersac, né en 1718, seigneur de Saint-Germain, capitaine au régiment du Poitou, chevalier de Saint-Louis en 1753, est mort en 1782 au château de Saint-Germain, sans alliance. Il fut enterré à Saint-Germain-des-Prés (voir notes de Brugière).

Son frère, Charles de Lubersac, écuyer,  seigneur de Saint-Germain,  épousa 29 avril 1755 en premières noces Elisabeth Dejean de la Jaubertie, puis le 20 juillet 1768 Marguerite Faurichon, demoiselle de Mazaudet.

Le fils des derniers époux, Adrien de Lubersac, né le 29 avril 1765, écuyer, seigneur de Saint-Germain, est mort au château de La Boissière, le 1er avril 1865. Il avait été admis à l’Ecole royale militaire de La Flèche, était devenu officier de marine puis conseiller de préfecture ; il avait épousé Mademoiselle La Boissière d’Ans, héritière de château de La Boissière. Ils eurent six enfants.

Photo Père Igor, Wikipédia, Commons

A la fin du XIXe siècle le propriétaire du château était Henri Dupuy (et non Dujouy), membre d’une famille qui habitait bien avant la Révolution dans cette commune.

Au début du XXIe siècle, les propriétaires étaient Marc et Françoise Gerville-Réache ; cette dernière, née Françoise Minjoz le 16 septembre 1942 à Toulon, est décédée en mars 2014. Elle était comédienne de théâtre.

Depuis quelques années, un couple de Canadiens, Stephen Cole et Sara Philips, qui ont acquis ce château en 2021, en ont fait leur maison à l’année ; ils ont ouvert leur château à des événements culturels et artistiques.


Huguette Bonnefond et Guy Penaud (texte paru dans Mémoire vivante n°80, janvier 2027)